Alaska Thunderfuck 5,000 - My Name's Yours, What's Alaska?
"You know who the fuck I am," I said, and then I screamed "My face is my ID motherfucker!"
Quand j'étais encore à Lyon, au Baston!, une performance de Judas Morningstar m'a beaucoup plu : celle où iel reprenait "Hieeee" par Alaska Thunderfuck 5000, que je ne connaissais pas. Quelques jours plus tard, je prenais le train pour Marseille et j'écoutais la chanson en boucle :
Je m'étais dit que je m'intéresserai plus à elle parce que j'adorais sa musique (même si je n'ai surtout écouté qu'une de ses chansons). Et à Waterstones, je suis tombé sur sa biographie, que j'étais obligé d'acheter.
Synopsis
Alaska Thunderfuck spills the tea on her meteoric rise from timid Pennsylvania kid to drag superstar in this intimate photographic memoir that will appeal to diehard Alaska admirers and broader drag fans alike.
Mon expérience de lecture
N'ayant jamais vraiment regardé Drag Race sérieusement, et surtout, ne connaissant pas particulièrement Alaska, j'avais très peur que le livre soit assez niche et peu accessible : ce n'était pas le cas. Le livre reprend tout depuis le début, notamment l'enfance d'Alaska, et ce avec des photographies, ce qui en fait une lecture très plaisante et facile.
J'ai trouvé le témoignage assez touchant, de l'enfance (avec ses expériences assez communes pour une personne queer) à l'âge adulte. Alaska n'est pas quelqu'un de haut en couleur seulement dans sa musique : sa biographie est vraiment à l'image de ce qu'elle transmet dans le contenu que j'avais déjà vu et je n'étais pas dépaysé. Cela m'a donné envie de regarder ses saisons dans Drag Race.
J'ai beaucoup aimé l'apport que j'ai obtenu dans ma culture du drag, qui reste assez sommaire. Alaska parle de l'époque avant Drag Race, où le drag était quelque chose de beaucoup plus secret. C'est quelque chose de la lire expliquer comment la culture drag et la transmission se faisait beaucoup au bouche-à-oreille, par exemple dans le simple fait d'apprendre à se maquiller en imitant les autres autour de soi.
J'ai beaucoup aimé le fait qu'on ait des photos de ses différentes eras drag, de ses premières robes en sac poubelle etc. On voit que son drag n'a rien de lisse, qu'il est à la fois très féminin et très trashy, et on suit l'évolution de cette esthétique. Le livre en général n'est pas lisse du tout d'ailleurs, puisqu'Alaska mentionne des événements très difficiles dont certains liés au fait de tomber dans la drogue.
J'émettrai ceci-dit un bémol en ce qui concerne la fin, où tout s'accélère et semble aller de soi. J'ai trouvé qu'elle était moins personnelle et ressemblait plus à un amas d'anecdotes un peu longues qu'à quelque chose de vraiment sensible comme au début.
Conclusion
Je pense que le livre est vraiment cool comme porte d'entrée dans le drag parce que l'artiste présentée est intéressante, et je le relirai sûrement quand je me serai un peu penché sur Drag Race.

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